Deux petits pas sur le sable mouillé

Il y a quelques jours j’ai choisi d’acheter ce livre, après avoir vu l’interview de son auteur sur une vidéo Facebook, une interview d’Anne-Dauphine Julliand devant Thierry Ardisson, l’auteur répondait aux questions et parlait de son histoire.

Ce livre est le plus beau livre que j’ai lu depuis longtemps. Le plus émouvant. C’est aussi le plus difficile à lire que j’ai lu, et pourtant je l’ai dévoré. J’ai lu les 230 pages de cette histoire en 48 heures.

L’histoire écrite va certainement émouvoir aux rires et aux larmes les parents qui ouvriront ce livre. Une maman (l’auteur) et un papa (son mari) ont deux enfants, un petit garçon et une petite fille, ils découvrent que leur fille a une maladie génétique rare et incurable et qu’il ne lui reste qu’une année à vivre. L’auteur est enceinte, contre tout ce que scénario aurait envisagé, le bébé, une petite fille, est atteinte aussi. La maman vous ranconte alors les 18 mois d’accompagnement de leur enfant malade, de leur bébé en traitement contre la maladie et de leur petit garçon plein de joie et d’amour.

Ce livre m’a fait pleurer, évidemment. Émotif et papa, il m’en faut bien moins pour que des larmes ruissellent. Il y a tant de scènes ou un père peut se projeter et s’imaginer -du bout de la pensée- comment réagir. Certaines scènes vont même jusqu’à me faire frémir tellement l’émotion qui en sort est intense.

Ce livre m’a fait rire, étonnamment. Lire un livre au sujet de 2 enfants malades, rien n’invite à rire, pas même à sourire, et pourtant j’ai ri. Certaines scènes spontanées, certaines scènes familiales et l’amour de cette famille poussent à sourire.

L’histoire est tragique. Horrible de lire l’histoire d’un papa et d’une maman qui donnent naissance à 3 enfants dont 2 sont malades et une n’en échappera pas. Et pourtant ce livre est magique. Il dégage une émotion fabuleuse, ce livre est un concentré d’amour. Ce livre invite.

  • C’est d’abord une invitation à aimer la vie, à aimer les personnes, à aimer les enfants et à aimer vivre. La narratrice raconte avec talent des petites scènes de vie qui vous initient chaleureusement à l’amour, le vrai, le pur, celui qui vous porte, celui qui vous grandit, celui qui vous rend invincible.
  • C’est ensuite une invitation à vivre l’instant. Tant de gens vivent en permanence dans le passé, dans le futur, dans les projets. L’auteur et la nounou Thérèse _un personnage profondément gentil et aimant_ ouvre le lecteur au lâcher-prise. Cette force de vivre aujourd’hui sans penser à demain et sans se frustrer de ce qui ne dépend pas de vous.
  • C’est finalement une invitation au partage. L’histoire pourrait être le summum du tabou, du secret. On y parle de mort et de maladie. Pourtant, l’histoire est partagée avec un amour si intemporel que le tabou habituel de ces sujets disparait pour en faire un des élément central du partage.

Je vous invite volontiers à vous procurer cet ouvrage. Oui, il vous sera difficile de le lire sur un plan émotionnel, et pourtant vous ne pourrez plus vous arrêtez. Vous serez poussés par une force à découvrir la fin, connue dès le début, mais finalement vous y rentiendrez tout comme moi une leçon: L’important c’est le chemin.

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