Mauvaise pression

En tant que parent aimant, je suis activement la scolarité de mes enfants. L’aînée commence le collège, une période pas facile dans la vie d’un enfant, elle alterne entre des phases de profond intérêt pour l’apprentissage avec des phases de profonds rejets des adultes, de l’autorité et des règles, on appelle cette période l’adolescence. Le plaisir de cette période se retrouve également à la maison lorsque votre enfant avance vers l’age adulte avec ses convictions et qu’elle vous tient tête de plus en plus.

Plutôt que d’entrer dans un schéma habituel de lutte entre l’adulte (le parent) et l’adolescent, j’ai tenté de comprendre ce qu’il se passe. Je pense avoir mis le doigt sur le sujet à la source de conflits latents et présents entre les deux générations.

Le système scolaire et plus généralement la société n’apprend pas à nos enfants à aimer, à prendre son temps, à apprécier. Le système scolaire apprend à nos enfants la rage, la lutte, la hargne en maintenant une pression constante sur ces petits êtres chers qui grandissent.

Plutôt que de leur apprendre que l’Homme est bon, qu’il est capable de grandes choses, qu’il est capable d’actes de pure beauté, qu’il est capable d’amour. Le système scolaire a choisi de ruminer le passé, persuadé que pour éviter de renouveler les erreurs ou les échecs de notre histoire, il est nécessaire de les transmettre, de les inculquer à nos petits afin qu’ils les digèrent et qu’ils se les approprient.

C’est dramatiquement faux. C’est à mon sens une aberration de penser ainsi. Nous voyons parfaitement que l’Homme reproduit des actes du passé même s’il connaît son histoire. Nous voyons ce qui se passe au Moyen-Orient ou en Afrique, les maux sont toujours là et les actes sont tout aussi répugnants, indescriptibles et inconcevables. Pourtant ils sont exécutés et ils détruisent, à l’encontre d’un raisonnement d’apprentissage de notre histoire.

Nos enfants ont probablement besoin de prendre conscience des actes répréhensibles, des actes horribles qu’effectuent les Hommes depuis la nuit des temps, mais probablement qu’il sera encore temps de leurs expliquer quand ils seront plus âgés, quand ils auront le recul pour le comprendre.

En attendant, la solution est l’amour. Alors pourquoi ne pas enseigner l’amour à nos enfants. Pourquoi ne pas lâcher cette pression constante que le système place sur leurs épaules et oublier les notes, les devoirs à la maison, la course à la première place, la compétition avec les camarades… Pourquoi ne pas simplement privilégier l’apprentissage par le plaisir d’apprendre, avec des enfants qui iraient à leur rythme, chacun à sa vitesse. Ce ne serait pas plus difficile à gérer qu’aujourd’hui, plus personnalisé mais moins contrôlé donc probablement moins de travail le soir pour le corps enseignant.

Nos enfants sont notre solution, si nous leur apprenons à vivre ensemble, à s’accepter, à se connaître sans se juger, sans se comparer, sans “se tirer la bourre”, sans hargne ni animosité, il est probable qu’à l’âge adulte ces enfants seront des parents aimants et bienveillants

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